L’UMP s’engage contre le téléchargement illégal des oeuvres de création, aux côtés des artistes mis en danger. Participez au débat sur le piratage http://blog-ump.typepad.fr/blog/200...
Consultant Web 2.0 pour la société Praxis DaD (Développement Action Doubs), Jean-René Craypion tranche radicalement, sur le fond comme sur la forme, avec la plupart de ses confrères. Peu adepte du parisianisme et encore moins de la langue de bois, ce spécialiste qui publie régulièrement son billet d’humeur sur le site du blogueur Henry Michel et des vidéos tutoriel s’est confié à Ecrans, à l’heure où les débats sur Hadopi font rage à l’Assemblée Nationale. Vie privée, facture numérique et web communautaire sont également des thèmes chers à ce professionnel souvent brocardé par ses pairs.
En 1985, vous écriviez "Un minitel dans chaque voiture en 2005″ [1]. Cette prédiction un peu aventureuse, beaucoup de vos détracteurs l’exhument pour vous décrédibiliser...
C’est une attitude très franco-française de dénigrer aujourd’hui ce qui hier faisait notre gloire. Je n’ai pas honte du tout de cet ouvrage et reste très attaché au Minitel. Je signale qu’historiquement, ce sont les lobbys des grands fournisseurs d’accès américains qui ont contribué à étouffer le minitel. Si on l’avait laissé vivre sa vie, ce serait aujourd’hui une machine bien plus perfectionnée que le PC . Je me surprends encore à avoir besoin du minitel pour des tâches simples qui n’existent toujours pas sur Internet, comme l’annuaire par exemple. De plus, certains services étaient plus pratique sur Minitel. A titre d’exemple, il nous fallait 20 minutes à l’époque pour réserver un billet de train sur minitel. Aujourd’hui, avec voyages-sncf.com, ce temps est quasiment doublé.
Vous avez déclaré récemment avoir été déçu par la nomination de Nathalie Kosciusko-Morizet au Secrétariat en charge de l’Economie Numérique. Vous auriez préféré Frédéric Lefèvre à sa place, pourquoi ?
J’apprécie sa gestion de bon père de famille et son discours novateur. Pédophilie, terrorisme, viols virtuels (Second Life) sont monnaie courante sur Internet. Nos enfants sont exposés, il est vraiment plus qu’urgent de fermer les vannes, de retrouver un réseau contrôlé. Pas plus tard qu’il y a un mois j’ai retrouvé sur l’ordinateur de mon fils, qui a 15 ans, des photos érotiques de femmes. Alors qu’il ne se sert de son poste internet que pour ses exposés. Des hackers avaient tout simplement pénétré notre réseau pendant que nous dormions.
Vous soutenez Hadopi, pour autant vous vous êtes prononcés contre le téléchargement illégal...ou légal. Vous pouvez nous éclaircir sur cette position peu orthodoxe ?
Le téléchargement « légal », c’est un argument de pirate. Il n’y a pas de téléchargement « légal » ou « illégal », il y a le téléchargement tout court, qui est une pratique nocive pour les artistes, et dangereuse pour l’utilisateur. Pour qu’il y ait vraiment un téléchargement « légal » un jour, il faudrait rendre les fichiers payants en ligne, par exemple, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Je suis également contre l’écoute en « screening » [sic], qui dépense énormément de bande passante et pourrait causer à terme de gigantesques embouteillages à l’échelle du réseau français. Je ne veux pas employer un discours trop technique, mais ce risque existe.
Il y a deux ans, vous ne connaissiez pas Internet... Est-ce bon signe pour les victimes de la fracture numérique ?
Même si j’avais déjà quelques facilités avec la technologie, je suis l’exemple vivant que le monde du Web 2.0 est adaptable pour tout type de profil, et tout type de génération. La société pour laquelle je travaille œuvre à évangéliser le Doubs avec les techniques du Web 2.0 – nous proposons un vrai outil anti-crise qui ouvre vers le monde entier. Lorsqu’une laiterie investit auprès de nous une formation Twitter à 2500€, c’est une somme conséquente pour elle, mais c’est un marché infini qui s’ouvre à elle : le monde entier.
En tant qu’utilisateur du réseau social Facebook, craignez vous des atteintes à la vie privée ?
Il est sûr - un excellent reportage sur France 2 l’a illustré récemment - que de multiples atteintes à la vie privée sont possibles lorsque vous vous connectez sur des réseaux comme Facebook ou copains d’avant. Mais je serai plutôt de nature rassurante sur ce phénomène - les données privées ne sont pas utilisées à des fins détournées - je veux dire par là que si vous n’avez rien à vous reprocher, il ne vous arrivera rien de néfaste. En général les personnes qui sont les premières à hurler au crime quand on parle de vie privée, sont celles qui ne veulent pas certaines choses de leur intimité révélée. Pour ma part je me veux rassurant, cela n’a pas changé ma pratique quotidienne, car je n’ai rien à cacher.
Vous étiez récemment au Salon de l’Internet, qui vous a beaucoup plu… Vous seriez partant pour organiser un grand rendez-vous 2.0, comme Loïc Lemeur tente de le faire chaque année ?
Je ne connais pas cette personne mais il serait opportun que 2009 puisse être l’occasion de voir un vrai salon dédié au Web 2.0, avec des intervenants du monde entier, des buffets, et des postes connectés à Twitter, ou Facebook. Je suis en pourparler avec des partenaires locaux pour faire de la Franche-Comté la Silicone Valley française et lancer le premier vrai grand salon de l’internet. Le tout retransmis sur Second Life, avec des bureaux volants.
source : ecrans.fr
ATTENTION CERTAINES SCENES PEUVENT ETRE CHOQUANTES
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StopPartage se félicite de la sagesse de l’ Assemblée Nationale, qui a adopté hier un dispositif de labellisation des offres légales sur Internet.
Contrairement à certaines allégations, il ne s’agit absolument pas d’un dispositif de « censure », comme le prétendent les hippies de Google, ou d’une « dérive innaceptable » comme l’a osé l’ insolent P. Bloche. Il s’agit simplement de « faire preuve de pédagogie » pour aider nos jeunes fraudeurs multirécidivistes à « rentrer dans le droit chemin ».
« On ne va tout de même pas légaliser le vol » avait prévenu Nicolas Sarkozy dans son discours aux Accords de l’Elysée. Ainsi comme le rappelle la très raisonnable Françoise de Panafieu « Il n’y a pas d’offre légale sans demande légale ».
La labellisation a donc pour objectif d’aider les consommateurs culturels à choisir la bonne offre .
Mais ce dispositif n’a rien de nouveau ni d’ effrayant, comme nous allons vous le montrer, car il existait déjà en Allemagne au siècle dernier.
Ce document de 1937 atteste en effet de la vertigineuse clairvoyance des dirigeants allemands de l’époque, en faveur des artistes et de la création, qui avaient déjà pensé à créer une haute autorité chargée de labelliser les musiques "légales".

« J’aime bien comparer notre activité avec le pionnier dans la tranchée qui se trouve en première ligne, qui voit et entend tout et qui est capable de transmettre ses expériences et ce qu’il aperçoit aux services destinés à changer des situation maladives » y dit le chef du département de contrôle des oeuvres de époque.
L’Hadopi serait en quelque sorte une "Chambre de Musique du Reich" moderne et tout à fait inoffensive dont le rôle d’homologation des offres légales dans un contexte de fraude généralisé permet d’éduquer nos concitoyens à la légalité.
Il faudrait rappeller aux sceptiques le fort contexte culturel de l’époque : valorisation de l’enseignement artistique, essort de la radio [1], des loisirs... qui a poussé le législateur germain dans la voie de la sagesse.
Et le parallèle devient alors limpide, car il s’agit maintenant de transformer le chaos informationnel de l’Internet en une zone de bon-droit ou Mr. "tout-le-monde" doit pouvoir circuler sans risquer de se rendre complice de contrefaçon à son insu.
Vive la République Démocratique Française ! vive la création légale !
Le complot contre le site d’information jaimeslesartistes.fr prend un nouveau tournant, après avoir subi les attaques de cyber-terroristes, c’est maintenant une campagne de diffamation de l’entreprise OVH peu scrupuleuse des principes fondateurs de toute démocratie républicaine .
Comme le rapelle le courageux Frédéric Lefebvre « ceux qui protégent leurs intérêts illégaux le font souvent sous couvert de liberté ».
Extrait du courrier envoyé par l’hébegeur OVH à ses clients :
"Bonjour, Comme beaucoup d’entre vous, Ovh a découvert hier soir être le nouvel hébergeur du site http://www.jaimelesartistes.fr. Ce projet est hébergé sur une plateforme professionnelle qu’Ovh fournit à ses clients en moins d’1 heure. En effet, JMS L’inconscient Collectif a loué un serveur dédié de la gamme PRO.
Le fait que le prix de la location du serveur par mois semble dérisoire vis à vis du coût du développement de ce projet ne doit pas faire oublier que la relation entre Ovh et son client est contractuelle.
Ovh, l’hébergeur français, n°1 en France, n°2 en Europe, regrette que les discussions au tour de la loi Hadopi se focalisent uniquement sur le site http://www.jaimelesartistes.fr. La loi Hadopi semble avoir retenu des méthodes héritées du passé alors qu’en même temps le Parlement européen émettait une proposition visant à faire de l’accès à Internet un droit fondamental.
Amicalement Octave
L’activiste Thomas Dutronc, a réussi l’exploit d’être invité 2 fois à une conférence de presse des artistes , lundi 30 mars 2009 à l’Odéon, organisée en partenariat avec la SACEM, la SACD, la SCAM , le SNEP et l’ARP.

Bertrand Burgalat, modeste producteur de neuilly-sur-seine, soutient lui aussi le projet de Loi, seul moyen pour remonter la pente vertigineuse de la crise du disque (-50% en 5 ans)
photo :zdar.net
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